L’Ercole Amante est commandé par le Cardinal Mazarin au compositeur
vénitien Cavalli à l’occasion des noces du jeune souverain. Mais cela
ne suffit pas. Mazarin fait aussi appel à la tradition française des
ballets de cour. Il commande à Lulli des entrées qui doivent s’insérer
dans le drame chanté. Le spectacle, à la fois ballet et tragédie, doit
être total.
Auprès du public parisien, ce sera finalement une guerre totale :
guerre civile, esthétique et poétique, qui se poursuivra de querelles
en querelles jusqu’aux Lumières… L’apothéose d’Hercule sera la chute de
Cavalli et fera la gloire de Lulli. Nous mettrons en oeuvre sur scène
l’alternance des ballets de Lulli et du drame chanté de Cavalli. Nul ne
s’y est risqué depuis le Mariage de Louis…