
HERVÉ NIQUET,
DIRECTION ARTISTIQUE ET PÉDAGOGIQUE
Comme les compositeurs de l'époque baroque dont il côtoie les oeuvres, Hervé Niquet est un musicien complet. Outre le clavecin, l'orgue et la composition, il étudie également l'art lyrique. Il s'oriente très tôt vers la direction de choeur et la direction d'orchestre. En 1980, il est nommé chef de chant à l'Opéra National de Paris.En 1987 il fonde Le Concert Spirituel afin de faire revivre le répertoire du « grand mottet français », et ranime ainsi l'une des plus célèbres institutions musicales du XVIIIe siècle.
Très vite il s'impose comme un des meilleurs spécialistes du répertoire baroque français - ses enregistrements de Lully, Rameau, Campra, Gilles font référence - et poursuit son travail de redécouverte des compositeurs majeurs de cette époque. C'est dans ce même esprit qu'il crée en 2002 à Montréal La Nouvele Sinfonie, orchestre canadien de quarante musiciens, dont la vocation est de défendre la musique baroque française en
Amérique du Nord. Soutenu dès l'origine par la Fondation BNP Paribas, le travail de cette formation a été récompensé par le Prix AFAA en 2003. En 2004, Hervé Niquet est nommé chef et directeur artistique de la « Beethoven Académie » à Anvers. Il assure la programmation artistique des trois prochaines saisons et a pris la direction de l'orchestre. Durant les saisons à venir, Hervé Niquet, à la tête de la Beethoven Academie, dirigera des Symphonies de Beethoven, Mozart, Schubert, Mendelssohn et fera également redécouvrir le répertoire symphonique belge entre 1850 et 1950.
Régulièrement invité par d'autres formations tant en France qu'à l'étranger, Hervé Niquet élargit considérablement son répertoire. Pour lui, une filiation profonde se manifeste tout au long de l'histoire du répertoire français : de Charpentier à Chabrier, en passant par Destouches et Gounod, Hervé Niquet rend donc hommage à cet « esprit français » où, sous la légèreté et l'élégance de la forme, le savoir-faire et la rigueur de la composition servent l'audace créatrice. Avec le même talent qu'on lui reconnaît dans son répertoire de prédilection, il dirige la Symphonie fantastique, la Messe solennelle de Berlioz, la Symphonie en ré mineur de César Franck, la Symphonie en ut de Paul Dukas ; avec l'Orchestre de la Beethoven Academie, il interprète des oeuvres de Gounod,
Chabrier et Ambroise Thomas ; à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo,
il enregistre des oeuvres de Chabrier (Naxos) ; au Japon, il joue Canteloube ; et chaque fois qu'il le peut Mozart, Haydn, Schubert ou Mendelssohn.
Hervé Niquet consacre une grande partie de sa carrière au répertoire lyrique. Il est fréquemment invité au Canada par la Compagnie Opéra Atelier. Les opéras de Rameau, Clérambault, Boismortier, Charpentier, Lully, mais aussi de Monteverdi, Purcell, Haydn, Haendel ou Rossini sont inscrits à ses programmes. Son interprétation récente de King
Arthur de Purcell avec Véronique Gens et Peter Harvey, a été saluée au Concertgebouw d'Amsterdam, à l'Opéra de Rouen et à l'Arsenal de Metz.
Parmi ses nombreux projets pour les années 2006 et 2007, Hervé Niquet dirigera Le Chant de la Terre de Gustav Mahler au Japon à la tête de l'orchestre de Kanazawa avec Christophe Pregardien, Callirhoé de Destouches à l'Arsenal de Metz et à l'Opéra de Montpellier avec Stéphanie d'Oustrac, Proserpine de Lully à la Cité de la Musique et au Château de Versailles, Sémélé de Marin Marais au Festival de Beaune, au Festival de
Radio France et de Montpellier, au Théâtre des Champs-Elysées et à l'Opéra de Montpellier. En parallèle de ces productions, Hervé Niquet créera un grand choeur régional en Languedoc Roussillon. Il poursuivra sa collaboration avec le chorégraphe et
metteur en scène belge Wayn Traub au Théâtre de la Ville et au Festival des Flandres, avec la Maîtrise de Radio France dans des programmes alliant musique baroque et créations contemporaines à Paris. Il dirigera La Création et la Messe Nelson de Haydn à la tête du Sinfonia Varsovia au Festival de l'Epau, des symphonies de Mendelssohn à la tête de l'Orchestre National de Montpellier, des oeuvres de Saint-Saëns, Offenbach et Massenet avec l'Orchestre de Poitou-Charentes et des oeuvres de Mozart avec l'Orchestre des Pays de la Loire. Il donnera La Flûte Enchantée de Mozart à l'Opéra de Montpellier avec l'Orchestre National de Montpellier mise en scène par Jean-Paul
Scarpitta. Hervé Niquet dirigera le Concert du Nouvel An à la Philharmonie de Berlin avec le Messie de Haendel à la tête du RIAS Kammerkor et de l'Akademie für Alte Musik Berlin.

JACQUES OSINSKI
MISE EN SCÈNE
En 1992, Jacques Osinski met en scène L'Ile des esclaves de Marivaux, premier spectacle de sa compagnie La Vitrine. Suivent plusieurs créations dont La Foi, l'amour, l'espérance d'Odön vonHorvath (1993), Mademoiselle Else de Schnitzler (1994), La Faim de Knut Hamsun avec Denis Lavant au Festival d'Alès et au Théâtre de la Cité internationale à Paris (1995-1996, Prix du Public et de la Jeune Critique), Sladek, soldat de l'armée noire d'Odön von Horvath aux 8e Rencontres Internationales de Théâtre de Dijon et au Théâtre de Gennevilliers (1997-1998), Léonce et Léna de Büchner à la Maison de la Culture d'Amiens (2000), L'Ombre de Mart de Stig Dagerman au festival Frictions à Dijon (2002) puis au Théâtre de l'Aquarium à Paris en 2004, Richard II de Shakespeare (2003) et Dom Juan de Molière (2005-2006) à la Maison de la culture d'Amiens, au Centre dramatique national de Montreuil et en tournée. Parallèlement à ses créations, et dans le cadre de l'Institut Nomade de la mise en scène, Jacques Osinski a travaillé avec Claude Régy à Paris, Lev Dodine à Saint-Petersbourg et, au Festival d'Aix-en-Provence, avec Herbert Wernicke sur Falstaff de Verdi (2001). En 2006, il met en scène Le Songe de Strindberg au Théâtre de la Cité Internationale à Paris et Didon et Enée de Purcell au Festival International d'Aix-en-Provence. Il créera en 2007 L'Usine du suédois Magnus Dahlström au Théâtre du Rond-Point à Paris et à la MC2 Grenoble.

MARIE-GENEVIÈVE MASSÉ
CHORÉGRAPHIE
De formation classique, elle aborde la danse contemporaine avec Aron Oosborn, Sarah Sugwihara et Françoise Dupuy. En 1980, elle découvre le travail de Francine Lancelot sur la danse baroque et devient l'une des principales danseuses de la compagnie "Ris et Danceries". En 1985, sollicitée par le chef d'Orchestre SigiswaldKuijken et le festival du Printemps des Arts elle commence à chorégraphier et fonde sa propre compagnie L'Eventail. Elle poursuit en parallèle sa carrière d'interprète avec François Raffinot, Sophie Rousseau, Mireille Larroche, Dominique Bagouet, Robert Kovitch et Andy Degroat. Ses chorégraphies sont l'occasion de rencontres avec des personnalités du monde de la musique, comme Giovanni Antonini, Jean-Claude Malgoire, Christophe Rousset...et la découverte de salles prestigieuses en France (le Théâtre des Champs Elysées, l'Opéra Comique...) comme à l'étranger (Prague, Montréal, New Orleans, Hong-Kong...). Durant quatre saisons, elle est accueillie à l'Espace Carpeaux de Courbevoie lieu de résidence de L'Eventail de 1998 à 2000. En 2000 elle est nommée Chevalier des Arts et des Lettres et en 2001 L'Eventail s'implante à Sablé-sur-Sarthe, auprès d'Entracte, Scène conventionnée musiques et danses anciennes. En 2004 L'Eventail devient la première compagnie de danse conventionnée par le ministère de la culture DRAC des Pays de la Loire.
Elle a également travaillé comme chorégraphe sur la production de l'académie baroque europénne d'Ambronay en 2005, production sous la direction de William Christie.







